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Académie SUISSE de valorisation des expériences et des compétences





POURQUOI UN TEL PROJET ?


Ce projet s’inscrit parfaitement dans les directives de l’UNESCO qui, dont l’extrait suivant, met bien en évidence l’importance de la valorisation des compétences acquises par l’expérience :

« La Reconnaissance et la Valorisation des Acquis (RVA) de l’apprentissage non formel et informel est un levier indispensable pour faire de l’apprentissage tout au long de la vie une réalité. Elles rendent visibles et valorisent des compétences cachées et méconnues que les individus ont acquises de diverses manières et à différentes périodes de leur vie. La valorisation et la reconnaissance de ces acquis non formels et informels pourraient considérablement renforcer l’estime de soi et le bien-être des individus, les inciter à réintégrer le marché du travail et conforter leur employabilité. »

Si l’on veut augmenter l’employabilité des femmes sur le marché du travail et ainsi mieux répondre aux attentes des entreprises, il s’avère nécessaire de mieux valoriser les expériences et les compétences des femmes.

L’expérience passe donc aussi par cette reconnaissance. Les femmes qui ont consacré 10 à 15 ans à l’éducation des enfants ou celles qui travaillent dans l’entreprise familiale développent des expériences et des compétences intéressantes mais non reconnues.

Bernard Briguet, directeur romand de l’Association suisse des cadres de 2001 à 2018, qui a géré la prestation « conseils en carrière » durant cette période indique : « Je constate, lors d’un bilan de compétences, qu’il y a souvent un décalage entre le dossier de candidature et les compétences réelles des candidats et cela concerne principalement les femmes. Tout ce qui a été acquis dans le cadre familial, dans le bénévolat (culture, sport, loisirs) ne figure pas dans le CV, ce qui constitue un gros handicap en vue d’une recherche d’emploi ».

Par une démarche de valorisation des expériences et des compétences, il sera possible de mettre en évidence tous ces acquis et de les mentionner sur un certificat. « Trop de femmes n’osent plus retourner sur le marché du travail après une absence professionnelle de 10 ou 15 ans consacrée à l’éducation des enfants car elles ont perdu confiance ».

Il en va de même pour les femmes qui aident leur mari dans l’entreprise et qui gèrent toute la partie administrative (secrétariat, commandes, contacts avec les clients et les fournisseurs, comptabilité). Ces femmes ont développé ces compétences sur le tas sans avoir préalablement une formation commerciale. Lorsque ces personnes, suite à un divorce, devront postuler auprès d’un employeur, elles seront prétéritées car aucune certification ne mentionnera leur large champ de compétences.

Ce projet concerne toutes les femmes, ce qui en fait sa grande force. Notre expérience nous permet d’affirmer que ce sont principalement les personnes les moins formées qui vont surtout en profiter. Dans ce cas de figure, les sportifs sont aussi un peu dans la même situation.